REMA 2020 : Fleur Ouédraogo, « nouvelle promesse de la musique burkinabè »

REMA 2020 : Fleur Ouédraogo, « nouvelle promesse de la musique burkinabè »

www.noocultures.info – Fleur, artiste chanteuse et interprète Burkinabé, était sur scène lors du premier showcase des REMA (Rencontres Musicales Africaines) 2020, le jeudi 22 octobre dernier au Foyer du Renouveau (Ex Paongo). Avec une tenue de scène maitrisée et un public vite conquis, l’artiste a confirmé qu’elle entend bien tenir une place majeure dans le paysage musical de son pays.

« C’est l’un de mes coups de cœur de cette édition. Fleur m’a beaucoup impressionné sur scène, surtout avec la reprise qu’elle a faite du titre “Djon Maya” du regretté Victor DEME (chanteur et guitariste originaire du Burkina-Faso, ndlr) ». Comme le journaliste culturel malien, Mory Touré, féru de musique et affectueusement surnommé « le musicologue » pour sa maîtrise de la scène musicale africaine, les avis sont unanimes après la prestation de Fleur, ce 22 octobre. « Je découvre une artiste qui a une présence scénique remarquable, une relation fusionnelle avec ses musiciens et une complicité évidente avec son public », confie un spectateur.

Attendue sur les scènes des REMA, Fleur Ouedraogo à l’état civil a donc su se montrer à la hauteur. D’abord à la balance, quelques minutes avant de monter sur scène, l’ex mannequin avait déjà conquis plus d’un avec sa voix, étonnamment proche de celle d’une autre chanteuse de la même génération, Nabalüm. Mais c’est tout ce que ces deux artistes semblent avoir de commun.

Car côté style musical, dès son apparition sur la scène du Foyer de Renouveau (Ex-Paongo), dans une tunique blanche, Fleur a proposé une balade très diversifiée allant du soul, à l’afrobeat, en passant par le R&B ou encore le reggae. Chaque style proposé semble coller à sa personnalité donnant l’impression que cette Fleur peut éclore partout. Elle sait être douce quand il faut, engagée parfois, ambianceuse souvent. Portée par un « fan club » à l’écoute, la prestation de l’artiste a tenu ses promesses.

Pour cette artiste révélée au public à travers des concours musicaux notamment Airtel Trace Music Star Burkina Faso (2015) qu’elle remporte pour ensuite représenter son pays à la phase continentale, la musique est plurielle. Son unique album à ce jour, de neuf titres, sorti en 2016, en est l’illustration parfaite. Intitulé « Premiers Pas », l’album montre toute la polyvalence de style de l’artiste, un choix qu’elle assume.

« Je suis dans la tendance jeune et par moment je fais du tradi-moderne, ce que j’appelle souvent tendance moderne locale », confie-t-elle à sa descente des scènes de cette 3è édition des REMA. « Africa », « Posément », « Vives les mariés » ou encore « Sougri » sont autant de titres de son répertoire qu’elle a proposé durant cette soirée. Des chansons aux thèmes diversifiés, comme le style. La vie, l’amour, la paix, l’espoir, Fleur ne se donne aucune limite. « Je suis là-où mon inspiration me mène », clarifie-t-elle.

L’évidente ascension prise par la carrière de cette jeune chanteuse la place comme une révélation à suivre de près. Celle qui écume de plus en plus les scènes professionnelles nationales pour y exposer son talent, ne devrait pas avoir du mal à s’ouvrir à l’international. Si sa prestation aux REMA 2020 devait encore laisser des doutes sur ce fait, son prochain album « disponible en 2021 » devrait la confirmer comme l’une des nouvelles promesses de la musique burkinabè.

Akouavi Grâce DAGONA (Stagiaire), Envoyée spéciale aux Rencontres Musicales Africaines 2020 ©www.noocultures.info

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