Arts de l'oralité : au Bénin, l'heure du conte a sonné

Arts de l'oralité : au Bénin, l'heure du conte a sonné

www.noocultures.info – Les 7e rencontres internationales des arts de l’oralité (Riao) qui se tiennent du 22 novembre au 06 décembre 2019 au Bénin visent selon les organisateurs à redonner au conte toute sa noblese d’antan. Un idéal porté depuis par l’Association Katoulati et qui cette année, embrase simultanément 9 des 77 communes que compte le pays.

Si c’est Parakou, une des principales villes du nord du Bénin qui a été choisi par les organisateurs pour abriter le lancement officiel des activités de cette 7è édition des Rencontres internationales des arts de l’oralité, Cotonou la capitale économique et Porto Novo la capitale politique ne sont pas restés en marge des célébrations. Presque au même moment qu’à Parakou en effet ce vendredi 22 novembre, le centre culturel Artisttik Africa d’Agla à Cotonou accueillait une belle brochettes d’artistes et des curieux pour une soirée d’ouverture.

Les conteuses Rouguiatou Camara de la Guinée Conakry et Charelle Hounvo du Bénin, le slameur Ahouignan – le caillou, Brado Grimaud ainsi que les groupes Landry+ et le ballet fédéral des femmes battantes dit Génie de la forêt ont ainsi tenu en haleine un public studieux. Pendant deux heures d’horloges, ces professionnels du monde de l’oralité se sont succédés au podium pour différentes prestations dont les messages convergent tous vers la puissance de la parole.

Car, c’est là toute la quintessence de ce festival que revendique fièrement l’association Katoulati du conteur béninois, Patrice Toton. D’abord dénommé “Nuit de la parole” à sa première édition en 2011, l’initiative vise à promouvoir la patrimoine que constitue le conte en particulier et les arts de l’oralité en général. Perçu comme une forme de perpétuation des savoirs, des langues, des pratiques et de l’histoire des peuple, le conte joue un rôle de conservation de patrimoine, de l’histoire, des connaissances et apparait comme le moyen de pérenniser l’identité des peuples.

Plus d’artistes, plus de représentations plus d’impact

Depuis cette première édition, l’événement a pris de l’ampleur et s’affirme désormais comme “un creuset où s’expriment les diverses cultures au travers des créations contemporaines inspirées du patrimoine universel pour favoriser et promouvoir la cohésion sociale, le dialogue interculturel, la diversité culturelle et l’accès à la culture”, explique Patrice Toton. Pour lui, les Riao constituent un levier incontestable du développement des arts de l’oralité, du patrimoine et du tourisme, et un moteur d’inclusion sociale et du développement humain durable à tous les niveaux sociaux.

C’est dans ce contexte que s’ouvre cette 7e édition dont les activités se tiennent dans 9 des 77 communes que compte le pays. Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo, Bohicon, Dassa-Zoumé, Savè, Savalou, Parakou, Glazoué/Sokponta accueilleront ainsi une cinquantaine de représentations non seulement avec des artistes locaux mais aussi des artistes invités venus du Togo, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, de la Guinée, de la Tunisie, de la France, de la Belgique, D’Haïti, de la Slovénie et de L’Allemagne. Au total, 30 artistes dont 20 femmes sont invités sur cette 7e édition.

Présentée comme l’édition d’appui à la promotion des femmes artistes, du renforcement du dialogue interculturel et des échanges entre artistes nationaux et internationaux, cette 7e édition des Riao devra confirmer cette démarche entreprise par l’association Katoulati.

Par Raoul DONVIDE, à Cotonou et Eustache AGBOTON ©www.noocultures.info

Images : Centre Culturel Artisttik Africa

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2 Comments

  1. Merci pour le travail et l’accompagnement. Je n’aurais pas mieux relater les faits….

    1. Merci Sandrine pour l’appréciation.
      C’est notre devoir d’accompagner les initiatives culturelles.
      Bien à vous.

      L’équipe éditoriale

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