Afrique Creative dynamise les entreprises culturelles créatives africaines

Afrique Creative dynamise les entreprises culturelles créatives africaines

www.noocultures.info – Le conte, la comédie, les arts visuels et le styliste. C’est autour de ces disciplines que La Fabrique a initié, à son siège à Ouagadougou, une rencontre d’échanges sur la nécessité de structurer les industries culturelles et créatives africaines, le 18 mai dernier. Ces différents domaines artistiques ont été présentés par des professionnels comme Hamed Ouattara, Oliva Ouédraogo et Sébastien Bazémo.

Un trio de passionnés

Ils ont près d’une vingtaine d’année de carrière dans l’art. Hamed Ouattara, artiste plasticien et designer a appris d’abord la comptabilité et la couture avant d’exercer la peinture en autodidacte. A la suite de plusieurs formations, il devient designer et travaille beaucoup dans le recyclage.

Oliva Ouédraogo s’est présentée comme une conteuse, comédienne autodidacte. Elle a commencé à s’intéresser au conte dans le cercle familial. Il en est de même pour Sébastien Bazemo, styliste et promoteur de l’étoffe locale « koko dunda ». Malgré l’opposition de leurs proches, chacun avec courage a emprunté le chemin de sa passion qui n’est pas sans embûche.

États des lieux du milieu

Avec leurs longues expériences, chaque créateur culturel a énuméré les problèmes récurrents dans le milieu artistique. Pour Hamed Ouattara, il faut « crée des ponts entre les acteurs. »

Le styliste burkinabè Sébastien Bazémo est content du retour du « consommer local » mais ce n’est pas suffisant, car selon lui, « les premiers clients des créateurs doivent être les Burkinabè ». Quant à Oliva Ouédraogo, elle estime que les ONGs ont tué le théâtre au Burkina Faso à cause des subventions qui suppriment la culture de payer une somme aussi minime et symbolique soit-il, pour suivre un spectacle.

Gestion de leurs entreprises culturelles et créatives

Les trois panelistes ont affirmé que c’est au bout de 20 ans de carrière qu’ils ont senti le besoin de structurer leur métier. Hamed Ouattara reconnaît qu’ « on peut être avalé par sa passion ». N’ayant « pas de soutien, paralysé par l’inorganisation, il y a un énorme challenge à relever : maîtriser les contours de la création ou apprendre à gérer sa création. »

Le styliste Bazémo fait quant à lui le travail de plusieurs personnes. Mais depuis un an, il a dédié la gestion de sa maison de couture à un personnel. Il s’est aussi rendu compte de l’importance d’avoir une bonne gestion après 20 ans. Il regrette que l’Etat ne favorise pas la croissance des entreprises avec l’imposition des impôts.

Olivia a compris aussi qu’il faut investir chaque cachet perçu dans sa carrière de comédien, de conteuse ou de dramaturge vu la particularité du théâtre. Ainsi elle a un festival qui est déjà sa 9e édition et un espace culturel en gestation. Elle a aussi mieux organisé la tarification de ses spectacles et de ses œuvres.

Une invite à Afrique créative

Face aux diverses difficultés auxquelles les créateurs culturels font face et au temps que ça prend pour qu’ils trouvent les démarches et les outils pour mieux gérer leurs carrières qui sont en réalité des entreprises, La Fabrique a invité Hamed Ouattara et Olivia Ouédraogo a postulé à la 2e édition du programme Afrique Créative. C’est un programme qui accompagne les entreprises culturelles et créatives africaines dans leur développement à l’échelle locale, nationale et internationale. Le stylsite Bazémo a bénéficié de ce programme et aujourd’hui, il en dit du bien. La période de dépôt de candidatures est fixée du 19 avril au 23 mai 2021 inclus. Il suffit de retrouver le formulaire de candidature sur afriquecreative.fr

Dzifa Atifufu ©www.noocultures.info

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