"Echos Féministes" : le festival militant pour la femme tunisienne ouvre ses portes pour sa première édition

"Echos Féministes" : le festival militant pour la femme tunisienne ouvre ses portes pour sa première édition

TUNISIE – L’association tunisienne Aswat Nissa œuvre depuis 2011 pour l’égalité de genre et l’évolution du statut de la femme tunisienne dans la société notamment dans la sphère politique. Cette année, l’association féministe a mis en place le projet “Echos Féministes”, un festival engagé qui met à l’honneur la femme pour une durée de trois jours rythmés par des masters class, des débats, des représentations théâtrales et cinématographiques et enfin des concerts.

La soirée d’ouverture de cette 1ère édition s’est tenue le 12 juin. Les festivités ont débuté avec la mise en scène de la dramaturge Hela Ayed intitulée “Les mouvements de libération des femmes victimes de violences”. La représentation théâtrale a été présentée au public pour la première fois lors de cette première soirée du festival. Une mise en scène qui traite du combat quotidien de la femme dans nos sociétés actuelles et la responsabilité de tous dans ce combat incessant. Une pièce théâtrale engagée qui pousse à réfléchir et à remettre en cause l’éducation et les comportements de tous et qui s’inscrit, également, dans la vision du festival. Un coup de choc pour inciter au changement et à l’action pour le mouvement féministe, objectif principal du festival et de l’association organisatrice de celui-ci.

La soirée s’est poursuivie avec la présentation de l’étude ENA Zeda, “Les mouvements de libération des femmes victimes de violences : The Story” par la responsable de l’étude, Dorra Mahfoudh. S’en est suivi une table ronde, animée par la journaliste Linda Rahali et composée au panel de Dorra Mahfoudh, Hela Ayed et Naima Chabouh. Un débat qui porte sur la place de la femme en Tunisie et le quotidien de celle-ci face aux peurs et violences qu’elle peut rencontrer.

Le débat laisse ensuite place à la représentation de l’œuvre de Wafa Tabboubi, “La dernière”. Une pièce de théâtre récompensée par le Prix de la meilleure œuvre aux Journées Théâtrales de Carthage (JTC), pour la mise en scène et le message fort délivré. En effet, les deux personnages, un homme et une femme, les derniers de leur espèce se livrent à un jeu basé sur la peur et la manipulation. Un jeu de force dont un seul sera survivant. Une œuvre théâtrale forte qui place la femme en position de survie face à cet homme qui n’inspire que la peur. Une femme qui puise de ses forces pour survivre à ces jeux, une métaphore pour le combat quotidien de la femme tunisienne. “La dernière” délivre, à travers un jeu d’acteur puissant, les valeurs du festival « Echos Féministes », un festival militant pour la cause féminine.

Meriem CHOUKAIR, Stagiaire ©www.noocultures.info

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