Rue des Récréâtrales : au rythme des festivaliers

Rue des Récréâtrales : au rythme des festivaliers

BURKINA FASO – Les festivaliers des Résistances panafricaines d’écriture, de création et de recherche théâtrales (Récréâtrales) ne se font pas conter l’évènement. La rue baptisée « Rue des Récréâtrales » offre une ambiance chaude et particulière.

Ils forment presqu’un cercle autour de deux tables collées. Des bouteilles de bières au-dessus, des verres jetables remplis de glaçons, Alain Ouedraogo et ses 4 amis sont attablés cette nuit du lundi 31 octobre devant le domicile des « Zida ». Il est 21 heures. Ils échangent, discutent  et se chahutent autour de la bière. C’est leur façon à eux de participer au festival les Récréâtrales. «  Nous n’aimons pas beaucoup le  théâtre, mais, nous adorons l’ambiance qui se trouve ici. Pendant que les autres accourent pour suivre les différentes pièces jouées, nous préférons rester là à échanger entre nous, passer le temps et après chacun rentre chez lui », souligne Alain.

Comme Alain et ses amis, ils sont nombreux les Ouagalais qui ont pris d’assaut la rue des  Récréâtrales pour festoyer. Parmi eux, une forte communauté étrangère, des expatriés, des festivaliers venus de la sous-région ouest-africaine et d’ailleurs.

Le  festival les Récréâtrales, c’est aussi ce côté festif que certains sont venus retrouver. Frank-Olivier,  un expatrié  et sa copine, une native du Burkina Faso sont occupés autour d’un plat de poulet flambé et des frites. Il habite le centre-ville et est venu pour passer du bon temps. « C’est ma copine qui m’a convaincu de sortir ce soir. Ses parents habitent le quartier. Nous sommes là et ce que nous voyons est magique, on se croirait en plein mois de décembre, à  la Noël avec toutes ces lumières, ces belles décorations », s’émerveille-t-il.

Jérome Coulibali, son épouse Adjara et leur fille de cinq ans sont de la ville de Bobo-dioulasso. Ils sont de passage à Ouagadougou. Ils sont présents aux  Récréâtrales pour prendre des photos près des différentes décorations. « Ma fille a été enchantée par les décorations. Nous allons repartir avec de beaux souvenirs », déclare-t-il.

Les vendeurs se frottent les mains

Les Récréâtrales, ce sont aussi les commerçants installés çà et là. On y trouve un peu de tous. Des vendeurs de brochettes de viandes, salades, des vendeurs du “fameux” poulet flambé du Burkina Faso, des maquis qui distillent toutes sortes de musiques, des commerçants d’objets d’arts etc.

Alidou est Nigérien, il fait du poulet flambé près du podium où se déroulent les nuits musicales. « Actuellement, ça marche fort, nous faisons le poulet à 4000 mille francs Cfa, mon épouse fait de la salade à 500 franc Cfa le plat.  Notre seul problème, c’est la main-d’œuvre; nous n’avons pas assez de personnes pour nous aider alors que la demande est forte », explique-t-il.

L’une des attractions dans la rue des Récréâtrales est la vendeuse de la “barbe à papa”. Une friandise dont raffolent les enfants. L’étale de la vendeuse est toujours bondée de monde.  Pour cette semaine, c’est sûr qu’elle fera un bon chiffre d’affaire. « La Rue des Récréâtrales » vit jusqu’au bout de la nuit, plongée dans un nuage de poussière qui semble ne déranger personne.

Soro Yafolo Sita (Côte d’Ivoire)
Article rédigé dans le cadre de l’atelier “Médias et Théâtre” organisé par l’Association Nord Ouest Cultures, NO’OCULTURES, à l’occasion de la 12è édition des RECREÂTRALES, avec le soutien de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)

 

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