Projet « Harakaat » : après le Soudan, des danseurs en mouvement vers Ouagadougou

Projet « Harakaat » : après le Soudan, des danseurs en mouvement vers Ouagadougou

BURKINA FASO – « Harakaat », projet de résidence artistique internationale réunissant des danseurs soudanais et burkinabè, connaîtra son étape du Burkina Faso en octobre et novembre 2022.

Porté par le Goethe-Institut Burkina Faso et celui du Soudan, « Harakaat » ou « Mouvement » en arabe est un projet misant sur la coopération entre Burkina Faso, le Soudan et le Sénégal. Il consiste en une résidence artistique ouverte aux danseurs soudanais et burkinabè, encadrés par des professionnels. Après une première étape en août dernier au Soudan, « Harakaat » se tient au Burkina Faso, en octobre et novembre 2022.

Attendus à Ouagadougou la capitale burkinabè dès le 15 octobre, les danseurs participeront à des sessions de formation personnalisées, sous la houlette du Burkinabè Salia Sanou, du Sud Soudanais Justin John Billy et du Sénégalais Baïdy Bâ. Sous la forme de partage d’expériences, ces trois professionnels encadreront la résidence qui prendra fin par une performance finale des participants, le 26 novembre prochain dans l’enceinte du Théâtre populaire Désiré Bonogo, dont la rénovation est prévue dans le cadre du projet.

Faire renaître le Théâtre populaire

En effet, 36 ans après son inauguration sous Feu le Président Thomas Sankara, c’est un théâtre délaissé, un espace inexploité, un cadre en décrépitude qui se présente aux visiteurs. En somme, « un théâtre en dégradation avancée » comme le décrivait, en janvier 2022, lors d’une conférence de presse, le chorégraphe Saliou Sanou, initiateur avec Seydou Boro, du Centre de Développement Chorégraphique -CDC- La Termitière implanté sur le site dudit théâtre. A l’occasion, il tirait la sonnette d’alarme et indiquait l’urgence de réhabiliter l’espace au risque de voir « ce patrimoine disparaitre ».

« Des travaux de réhabilitation de la cuvette du Théâtre populaire Désiré Bonogo, (…) seront réalisés », dans le cadre de la résidence du projet « Harakaat », renseigne un communiqué de presse du Goethe-Institut Burkina Faso parvenu à notre rédaction. Il s’agit notamment des travaux de nettoyage général, de peinture, d’électricité, de plomberie, de menuiserie métallique et de revêtement, qui « devraient être finalisés à la fin du mois d’octobre ».

Outre la performance finale du projet, le Théâtre populaire accueillera au cours de la même soirée du 26 novembre, un concert réunissant des stars de la musique burkinabè dont Hawa Boussim. Un renouveau pour ce lieu mythique et un impact significatif pour le projet « Harakaat » au-delà du soutien à la professionnalisation de la danse en Afrique.

Eustache AGBOTON ©www.noocultures.info

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