Kélibia : une 35è édition pour le festival international du film amateur

Kélibia : une 35è édition pour le festival international du film amateur

TUNISIE – Le Festival international du film amateur de Kélibia (Fifak) se tiendra du 13 au 20 août prochain. Cette édition marque également la célébration des 60 ans de la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs (FTCA), organisme fondateur de ce rendez-vous cinématographique.

La conférence de presse précédant le début de cette 35e édition s’est tenue le 4 août dernier, au sein de la Cité de la culture Chedli-Klibi à Tunis. A l’occasion, le comité de direction a présenté aux journalistes le programme de cette année.

La 35e édition du Fifak se tiendra du 13 au 20 août : projections, séminaires, ateliers, etc. seront accueillis par la ville côtière de Kélibia en Tunisie. Au programme, quatre différentes compétitions : la Compétition internationale ; la Compétition nationale FTCA (Ecoles et Indépendants) ; la Compétition de scénarios et enfin la Compétition de photographies. Des débats, séminaires et tables rondes se tiendront durant cette semaine de festival. Les festivités débuteront lors de la soirée du 13 août avec la projection du film « Entre Lhas » (« Between Islands »), une œuvre de la réalisatrice et scénariste américano-portugaise, Amaya Sumpsi, sortie en 2022.

Pour cette édition, trois jurys ont été mis en place. Tout d’abord, le jury international composé de cinq professionnels de l’audiovisuel, venus des quatre coins du monde :  Jean-Marie Teno (réalisateur et producteur camerounais), Najwa Najjar (cinéaste et auteure palestinienne), Néjib Belkadhi (acteur et réalisateur tunisien), Amaya Sumpsi (réalisatrice et scénariste américano-portugaise) et Irene M. Borrego (cinéaste et productrice espagnole).

Le jury national est, quant à lui, constitué de cinq personnalités tunisiennes, professionnelles du cinéma : Cyrine Gannoun (actrice, metteur en scène et directrice de théâtre), Chakra Ramah (actrice), Abdallah Chamikh (réalisateur et spécialiste en techniques cinématographiques et audiovisuelles), Habib BelHadi (producteur de cinéma et théâtre) et enfin Ghassen Amami (auteur, réalisateur et producteur).

Enfin, le troisième et dernier jury, celui de la compétition de scénarios et de photographie est composé de trois membres, tous tunisiens également. Les participants se retrouveront ainsi face au jugement de Souad Ben Slimane, actrice et scénariste aussi bien connue dans le domaine du cinéma que celui du théâtre ; Amine Boufaied, concepteur, rédacteur, monteur, cadreur, photographe, réalisateur et Abdelaziz Bouchmel, réalisateur.

De plus, une nouvelle collaboration entre le Fifak et la Cinémathèque de la Cité de la culture de Tunis a vu le jour cette année. Le festival, dans le cadre de cette alliance, a emprunté à la Cinémathèque deux films, qui seront présentés aux cinéphiles, ainsi que l’exposition photographique signée Mounir Bouaziz, réalisateur et assistant-réalisateur tunisien, retraçant son parcours cinématographique militant.

L’affiche de la 35è édition a été dévoilée au cours de la conférence de presse

Concernant l’identité visuelle de cette 35e édition, le comité directeur a présenté l’affiche officielle pendant la conférence de presse. La direction du festival explique que cette année le graphisme de l’affiche s’est articulé autour de la photographie sélectionnée : un choix différent des années précédente, explique le comité. L’affiche présente une femme, tenant entre ses mains un ancien appareil photographique. La position du protagoniste de l’œuvre sème le doute, est-elle de dos ou de face ? le corps de celle-ci laisse sous-entendre qu’elle est de face tandis que la tête de celle-ci est clairement tournée.

Ce travail final est le fruit de la collaboration entre l’artiste Inès Yahyaoui et le graphiste, également chef de la programmation Parallèle, M’hamed Hnia. Le directeur du festival, et président du FTCA, Adel Abid, explique : « Le choix de cette photographie s’est fait […] pour diverses raisons. Tout d’abord la posture du modèle […] à la manière de Marcel Duchamp […] Le deuxième élément est que […] ce n’est pas n’importe quel appareil photo, c’est la Canon AE-1. ». Un clin d’œil aux cinéastes et photographes, à travers ce détail banal pour certains mais très important pour beaucoup.

Le FIFAK, manifestation cinématographique créée en 1964 par le FTCA avec le soutien du Ministère des Affaires Culturelles et en collaboration avec le Centre National du Cinéma et de l’Image (CNCI) de Kélibia, est donc, depuis des décennies, un point de rassemblement des cinéphiles, étudiants en cinéma, jeunes cinéastes et professionnels de l’audiovisuel, réunissant chaque année plus de 1200 personnes.

Meriem CHOUKAIR, Stagiaire ©www.noocultures.info

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1 Comment

  1. Rien de tel que la professionnalisation du cinéma à travers l’amateurisme.

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