Festival : Neyssatou et Oum, deux voix puissantes se font entendre à Hammamet

Festival : Neyssatou et Oum, deux voix puissantes se font entendre à Hammamet

TUNISIE -Le Festival International de Hammamet (FIH) a accueilli, le 3 août dernier, le duo puissant Neyssatou et OUM pour un concert de trois heures.

La soirée débute avec la découverte des nouvelles œuvres de l’auteure-compositrice et interprète tunisienne Badiaa Bouhrizi, également connue sous son nom d’artiste, Neyssatou. Une présence scénique unique, marquée par une entrée théâtrale sans pareil. La chanteuse arpente ainsi la scène avec une petite valise dont elle extrait différents objets au cours de sa performance.

A travers ses textes engagés et des sonorités modernes, Neyssatou a su se distinguer dans le paysage musical alternatif tunisien depuis près de 10 ans en abordant et en revendiquant des causes telles que l’appartenance à une patrie, la recherche de la vérité ou encore les aléas du temps qui passe.
Elle interprète, pour les mélomanes du FIH, une sélection de ses compositions les plus poignantes, extraites de son nouvel album « Kahru Musiqa », dont « Ya Leytani », « Munaquadha », « Mood » et « Orkodh ». D’autres œuvres, comme « Limits of control » ou encore « Patch Mama » ont quant à elles su s’emparer des spectateurs, qui se sont laissés porter par la musique.

Neyssatou fait fusionner différents genres musicaux dont le jazz, la soul, le reggae ou encore le funk pour créer des sonorités uniques et distinctives qu’elle partage, durant plus d’une heure, avec le public du FIH. L’artiste tunisienne laisse, par la suite, place à sa consœur marocaine, OUM, qui se produit pour la première fois au Festival International de Hammamet.

Moments en or

L’audience découvre, durant cette deuxième partie de la soirée les créations sonores de OUM, de son nom complet Oum El Ghaït Ben Essahraoui : auteure, compositrice et interprète marocaine.
Avec un premier album sorti en 2009 intitulé « Lik’Oum » et un second, « Sweerty », paru en 2012, OUM se fait rapidement connaître au niveau national, assimilée par les médias au mouvement Nayda : groupe de jeunes musiciens marocains attirés par des sonorités urbaines.

À travers des textes engagés, écrits en dialecte courant marocain (darija), la compositrice joue avec les mots, leurs résonances et leurs sens, pour créer des textes poétiques accompagnés d’une musique moderne aux inspirations traditionnelles orientales. Elle présente, aux mélomanes de Hammamet, des titres issus de son troisième et dernier disque en date « Daba » (qui signifie « Maintenant » en dialecte marocain), sorti en 2019.

Les festivaliers découvrent, durant le concert de plus d’une heure et demie, des œuvres telles que « Ha », « Sadak » ou encore « Daba ».

La chanteuse allie dans cet album éléments traditionnels, arabes et sahraouis avec des touches plus contemporaines empruntées à la soul, le jazz et à la transe électro. Une musique qui s’épanouit, laissant transparaître la maturité de l’artiste.

L’album, présenté au Maroc le 3 juin dernier, a également su charmer le public tunisien. Un moment unique et « … une manière de fêter l’instant présent et de célébrer ces moments en or », déclare l’artiste lors du point presse qui fait suite à la représentation.

Le théâtre en plein air de Dar Sébastien : Centre Culturel International de Hammamet a ouvert ses portes à un auditoire curieux, lui permettant de vivre une soirée emplie de poésie et d’engagement.

Meriem CHOUKAÏR (Stagiaire) ©www.noocultures.info

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