Burkina Faso : le Collectif ACMUR met sur le marché ses 12 premiers booker d’artistes

Burkina Faso : le Collectif ACMUR met sur le marché ses 12 premiers booker d’artistes

BURKINA FASO – Ce 30 juillet 2022 a marqué la fin de trois sessions de formations de 12 candidats au booking d’artiste à Ouagadougou. Entamé en août 2021, le projet du Collectif Association Arts, clowns, marionnettes et musique dans nos murs (ACMUR), soumis au Programme d’appui aux industries culturelles et la gouvernance de la culture du Fonds de développement culturel et touristique a l’ambition de proposer des compétences dans l’art de la programmation de produits artistiques sur des événements.

Dégoter de nouveaux contrats pour un artiste/produit artistique qu’on représente, c’est le rôle principal d’un agent artistique, d’un booker d’artiste ou d’un chargé de diffusion artistique. Pour y arriver, il y a des aptitudes à avoir pour vendre un artiste ou son produit. Au Burkina, ils ne sont pas nombreux et les artistes qui arrivent à tourner hors de l’Afrique sont gérés par des professionnels européens qui s’appuient sur des administrateurs locaux. Pour le Collectif ACMUR, il était temps de rompre avec cette manière de fonctionner pour donner plus de visibilité aux artistes et à la création burkinabè.

Une formation en présentiel sur un nouvel modèle économique pour les arts de la rue en Afrique

Pour apporter sa solution, le Collectif a réfléchi à partir de ce qu’il sait faire le mieux : les arts dans l’espace public. Il a proposé un projet de formation de chargés de diffusion artistique dont la valeur ajoutée dans la pratique est l’intégration du digital. Ce qui explique la mention additionnelle : Arts, digital maintenant, dans la rue. Les participants ont suivi trois sessions de formations d’août 2021 à mai 2022 reparties en une dizaine de modules, de la création de projets aux travaux pratiques en passant par la connaissance du secteur du spectacle vivant, les données juridiques, le profil de l’employeur culturel, la gestion fiscale, la recherche de financements, la budgétisation, la stratégie commerciale et la communication. Cette dizaine de participants aux profils divers, mais ayant en commun une expérience dans le secteur culturel et artistique, a réceptionné ses attestations de fin d’apprentissage. Cette étape passée permet à chacun de s’investir pleinement dans le rôle qui est le sien : vendre des produits artistiques.

Les nouveaux chargés de diffusion spécialisés dans les arts de la rue ©NO’OCULTURES / Hortense ATIFUFU

Et une formation en ligne ouverte au public

Avant que les nouveaux chargés de diffusion n’aient leurs attestations, l’administration du Collectif ACMUR a dévoilé la plateforme complète qui présente le projet ainsi que la structure initiatrice. A côté des cours qui peuvent être dispensés en temps réel, le projet de développement donne aussi l’opportunité à toute personne intéressée par le métier de suivre des cours en ligne à partir de https://acmur-rdvcheznous.org/

Pour se faire, il faudra créer un compte sur la plateforme ; suivre les cours à travers des vidéos de 5mn maximum ; se faire évaluer enfin. Il est prévu environ une soixantaine de vidéos pour les différents modules. L’apprenant peut avancer à son rythme. Seulement la plateforme n’examinera les connaissances de l’intéressé qu’en fonction de son niveau d’engagement sur les cours et à partir des résultats obtenus aux différents exercices. Le MOOC (Massive open online course ou cours gratuit diffusé sur internet en français) est prévu par session. La première n’a pas encore été lancée. En accès gratuit, chaque étudiant recevra une attestation en fin  de formation et en accès payant, il bénéficiera d’un accompagnement personnalisé sanctionné par une certification.

Tous ces formés présents et à venir seront répertoriés dans la base de données de l’agence de diffusion artistique que ACMUR mettra à la disposition des acteurs culturels.

Hortense Atifufu ©www.noocultures.info

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