Avec « Hybride » son nouvel album, Lydol vogue entre slam et chant

Avec « Hybride » son nouvel album, Lydol vogue entre slam et chant

CAMEROUN – Le dernier opus musical de la slameuse camerounaise est composé  de 16 titres parmi  lesquels  8 featuring avec les artistes du Cameroun, du Congo-Kinshasa et de la Côte-D’ivoire.

Produit par The DYStudios, « Hybride » est sorti le 5 août  sur les plateformes de téléchargement légal. 5 ans après « Slamtherapie » le 1er album de la jeune artiste. Avec cet opus musical, Lydol exprime clairement  sa dualité  artistique.  Elle vogue entre chant et danse et propose un cocktail de quelques rythmes  populaires en Afrique francophone. Un risque pour une slameuse qu’elle n’a pas hésité à  prendre. « Je n’ai pas peur de prendre des risques, de sortir de ma zone de confort. L’essentiel  est de rester vrai dans sa démarche », explique l’artiste. Coloré  et dansant, « Hybride » permet à  Lydol d’explorer différents rythmes avec l’objectif de conquérir  des nouveaux publics. « L’objectif  n’est pas  forcément de faire aimer tout L’album mais que chacun puisse avoir un ou deux titres qui lui plaisent dans cet opus », souligne  la slameuse qui réussit à  adapter le slam au style musical de chacun  des 9 artistes invités pour des featuring.

« Hybride » fait ainsi une place au Mbolè, un style musical parmi les plus populaires  du moment au Cameroun, né dans les veillées mortuaires. On retrouve  ainsi Lydol dans un « Bal à  terre » en duo avec Happy d’Effoulan  et plus tard « BangoBango » avec Aveiro Djess. Chanté  avec les chanteuses Kriss M et Cindy Vox, le titre « KossaMakossa » est un hommage à l’icône  Manu Dibango. Tandis que le très  dansant « Lèguedèh » en feat avec Magasco et « C’est  le hélélé », chanté en duo avec l’actrice et chanteuse Mimie font basculer l’album dans une ambiance  afropop.

Couverture du nouvel album de Lydol ©DR

Mais le slam reste au cœur de l’album. Lydol en propose dans “Superhuman” en duo avec la slameuse  ivoirienne  Amee. Auteur de « Puzzle », le 1er album qu’il vient de commettre, le Congolais Gaz Mawete  donne aussi de la voix dans « Je ne savais pas ».  Mais le must pour les amateurs du slam dans toute sa pureté reste sans doute « Les trois mousquetaires » slamé en a capella. Malgré  cette grande diversité dans un seul album, Lydol assure qu’elle ne se perdra pas. Elle est restée fidèle à elle-même au niveau des thématiques. Depuis son 1er album, la présidente de l’association « Sheroes », a pris à cœur de dénoncer les violences conjugales. Elle dénonce la violence physique comme morale et leur spirale destructrice dans le très poignant slam « Sita ». Lydol parle aussi d’amour : la passion dans « NdoloBobe » feat Cysoul ; la déception amoureuse  dans  « Je ne savais pas » et des relations  toxiques sur le titre « Jamais Assez ».  « Quand je chante  ou  slame, c’est pour  toucher le cœur de ceux qui m’écoutent », dit-elle.

 Elsa Kane Njiale (contribution) ©www.noocultures.info

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