Mobilisation pour une revitalisation des infrastructures des arts vivants en Afrique

Mobilisation pour une revitalisation des infrastructures des arts vivants en Afrique

SENEGAL – En Afrique, les infrastructures artistiques et espaces culturels ont quelque peu perdu de leur dynamique à cause des différentes crises qui secouent le secteur. La problématique était au cœur d’un atelier à Dakar, en marge de la biennale de l’art contemporain en mai dernier. 

Du Burkina Faso au Togo en passant par le Cameroun, le Congo Brazza, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée, le Mali, le Maroc, le Mozambique, le Niger, le Nigéria, la République Démocratique du Congo, le Rwanda et le Sénégal, le constat est le même : les moyens manquent à la création de contenus artistiques et à leur diffusion, la formation est insuffisante pour les acteurs concernés et il y a une manque de coordination entre les infrastructures.

Les discussions à propos ont eu lieu grâce au Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERAV/Afrique) en marge de la 14 e édition de Dak’Art, la biennale de l’art africain contemporain de Dakar, qui s’est tenue du 19 mai au 21 juin 2022. À ces différentes problématiques, des responsables d’infrastructures, administrateurs d’espaces culturels et des artistes africains venus de ces pays sus cités ont dégagé des pistes des solutions. Ces solutions mettent chaque acteur direct et indirect devant ses responsabilités.

Pour les premiers concernés, c’est-à-dire les gestionnaires de ces espaces, leurs actions sont d’ordre institutionnel, sous forme de lobbying et de mise en commun des forces ; ces actions sont déterminantes dans l’aboutissement des recommandations qu’ils ont formulées à l’endroit des gouvernements respectifs et des autres partenaires techniques et financiers. D’une même voix, ils se sont engagés à la mise en œuvre de la Charte de la renaissance culturelle africaine en vue de la construction du continent.

Cette mobilisation collective invite chaque pays à œuvrer à l’actualisation des politiques et stratégies nationales de la culture, aux
fins d’instituer des mesures incitatives en faveur de la réalisation d’infrastructures adaptées aux besoins de la décentralisation et au développement durable des villes. Les acteurs se sont mis d’accord pour collaborer afin de renforcer des réseaux d’espaces de création et de diffusion du spectacle vivant grâce au développement d’une synergie autour de programmes pertinents, réalistes en faveur de la circulation des artistes et de leurs produits en Afrique.

Ils se sont promis également de faciliter l’ouverture des réseaux existants à tous les infrastructures et équipements culturels au niveau national, sous-régional et régional, l’amélioration de leur visibilité et adoption d’une bonne gouvernance.

Cet atelier a été rendu possible grâce  à l’appui de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Wallonie Bruxelles Internationale (WBI), l’UNESCO, la CEDEAO et les Gouvernements du Sénégal et du Burkina Faso.

La rédaction ©www.noocultures.info

laissez un commentaire

Envoyer un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.