JICUAO 2019 : l’espoir d’une Afrique éprise de paix à travers l’intégration culturelle

JICUAO 2019 : l’espoir d’une Afrique éprise de paix à travers l’intégration culturelle

www.noocultures.info – C’est sur une note d’intégration que la deuxième édition des Journées d’Intégration Culturelle Universités de l’Afrique de l’Ouest (JICUAO) est rentrée dans l’histoire ce dimanche 24 novembre 2019. Que d’émotions de voir des fils et des filles de divers horizons s’exprimer d’une seule voix, celle de la culture pour affirmer une seule identité. L’identité d’une Afrique unie et engagée à préserver ses valeurs culturelles pour son émergence.

« Ce soir, j’ai pris réellement du plaisir à voir ce dont sont capables ces jeunes venus de l’Afrique de l’Ouest. Les JICUAO sont une belle initiative dont j’avais déjà eu échos par l’un des initiateurs et cela m’avait enchantée parce que je trouve qu’il est justement important aujourd’hui de penser cohésion, de penser intégration et la meilleure façon pour réunir les uns et les autres de cultures différentes, ce sont des journées de partages d’expériences mais aussi de patrimoine culturel. Ils l’ont bien compris (…) », a exprimé Dr Fatou Ghislaine SANOU, Enseignant-chercheur en littérature africaine et Chef de service des Affaires sociales, culturelles et des loisirs à l’Université Joseph Ki-Zerbo.

« Paix », « Tolérance », « Patriotisme », « Cohésion » « Union » et « Intégration » sont des mots qui sont revenus tout au long de cette soirée, dénommée justement « Nuit de l’Intégration ». Pendant près de 4 heures de temps, étudiants Nigériens, Burkinabé, Maliens, Togolais et Béninois ont partagé la scène de l’espace Gambidi pour une dernière nuit de brassage culturel africain et de témoignages.

Que ce soient à travers des danses du terroir, du théâtre, du slam, de l’humour, de la poésie, du chant et du conte, les participants à cette 2ème édition des journées d’intégrations culturelles des étudiants de l’Afrique de l’ouest ont su ressortir le propre de cet évènement. Il s’agit de « rapprocher la future élite africaine (élèves et étudiants) et mettre en place un laboratoire d’idées, de projets, de bonne pratique afin de construire un espace régional économique, social et culturel durable », selon les organisateurs.

Cette soirée met ainsi fin à quatre jours de visite sur la terre burkinabé, mais certainement pas aux liens qui se sont créés et aux expériences diverses comme le témoigne Aboudounasser ISSAKA, venu de l’Université de Tillaberi au Niger. « Je ne saurais exprimer mon plaisir d’avoir participé à cette édition des JICUAO. C’est une très belle expérience qui restera à jamais gravé dans mon cœur. Nous avons échangé nos connaissances et surtout nos différentes cultures. Il serait surtout impossible d’oublier toutes les visites que nous avons effectuées notamment, aux musées, au village artisanal et particulièrement au Palais du Mogho Naaba. Et avec nos frères de tous ces pays ici représentés, nous gardons contact pour des projets, afin que nous portions haut, tous ensemble notre continent », s’est-il réjoui.

Parlant projets, rappelons que le thème de cette édition est « Valeurs culturelles et patriotisme en milieu scolaire et universitaire pour l’atteinte des ODD » et a mis en compétition cinq (5) jeunes porteurs dont les projets s’inscrivent dans l’un des Objectifs de Développement durable (ODD). Ignace Boue (Togo), Aboubakar Abach YODA et Farida Bambara (Burkina), ont respectivement reçu les 1er, 2ème et 3ème prix.

Comme les participants, le président du comité d’organisation, Henri Rapademnaba ne cache pas la satisfaction de son équipe et promet déjà une 3ème édition assez grandiose avec d’importantes innovations. D’ailleurs l’on peut espérer la prochaine édition au Niger, qui par la voix de Dr Karimou Boureima, secrétaire Général de l’Université de Tillaberi, se dit prêt à prendre le relais l’année prochaine. La nouvelle est bien reçue par la marraine l’événement Valeri KABORE. Selon elle, cette itinérance rendrait plus riche les JICUAO, à travers les différentes expériences qui seront partagées dans chaque pays.

Par Akouavi DAGONA, envoyée spéciale à Ouagadougou ©www.noocultures.info

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