Fespaco 2021 : hommages et gloire

Fespaco 2021 : hommages et gloire

www.noocultures.info –  Le clap d’ouverture du festival a été donné par le Président de la République du Burkina Faso, assisté des ministres en charge de la culture du Burkina Faso et du Sénégal, le pays invité. C’était le 16 Octobre 2021 au Palais des sports de Ouaga 2000.

C’est l’ambiance des grands jours, ce samedi 16 octobre 2021 où s’ouvre la 27è édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou, Fespaco. Instant solennel, avec la présence d’autorités, notamment le Président de la république du Burkina Faso. Deux heures durant, le public a eu droit à une véritable voyage culturel au pays des hommes intègres.

Des spectacles de danses valorisant les danses locales (comme la danse traditionnelle Bissa) et les danses contemporaines, le tout mettant en scène des artistes musiciens Burkinabés tels que : Awa Boussin, Amzy, Smokey, Nourat, Alif Narba, Malika la Slameuse, etc. Dans ces différentes prestations musicales, les danseurs ont offert un beau spectacle à travers de belles chorégraphies. « J’éprouve un sentiment de fierté et de joie à l’endroit du chorégraphe pour ces prestations qui en quelques temps seulement a monté une ouverture d’une telle envergure pour le festival c’est vraiment formidable», se réjouit Ibrahima Traoré, un artiste comédien de cinéma et de théâtre.
Ces mouvements de danses synchronisés font également appel à l’aspect sportif. L’on assiste alors à un véritable jeu d’athlétisme sur le podium, une pratique d’arts martiaux bien accentués surtout avec la présence du burkinabé Iron Biby, l’homme le plus fort du monde (Records mondial Log Lift).

En outre des hommages ont été rendus à Thomas Sankara, ancien président du Burkina Faso assassiné en 1987. Des hommages également rendus aux Forces de Défenses Sécuritaires (FDS) pour le travail abattu dans le cadre du maintien de la paix et le vivre ensemble. Des moments qui ont ravie plus d’un. « Les hommages rendus m’ont fait froid au dos. Longue vie à nos FDS », fait savoir Mireille Kaboré, une cinéphile.

Et si comme Mireille plusieurs cinéphiles sont rentrés satisfaits, ce n’était pas le cas pour d’autres qui sont restés sur leur soif. Certains acteurs et cinéastes se sont sentis lésé. Ils estiment qu’il fallait valoriser les cinéastes puisqu’il s’agit de leur évènement. « Je suis tout d’abord content que le président soit venu parce que parfois ce n’est pas évident de le voir surtout pour une fête des artistes. Puisque les artistes ne sont souvent pris au sérieux. Mais mon inquiétude est que j’ai comme l’impression que ce festival se passe sans les vrais acteurs. Les acteurs, ce sont les comédiens. On ne peut pas faire le cinéma sans eux. On a parlé de tout mais pas des comédiens et ça me frustre. Je ne suis pas content sur ce point. J’espère qu’ils vont rectifier cela » s’exprime mécontent Ibrahima Traoré, par ailleurs membre de l’ Association Burkinabé des Comédiens et Comédiennes (ABCC).

Quoi qu’il en soit, la tenue de cette édition dans un contexte sanitaire et sécuritaire difficile, et après son report en début d’année, est une preuve de l’importance accordée à l’industrie cinématographique. Et son thème, « Cinéma d’Afrique et de la diaspora. Nouveau regard, nouveau défis », sera l’occasion pour les professionnels de penser leur avenir.

Tatiana NGNOMBOUOWO KUESSIE ©www.noocultures.info

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